Evolution et perspectives

Alors que le vignoble européen représente 60 % de la surface du vignoble mondial, plus de 80% de la viticulture biologique vient du vieux continent, où l’Espagne, l’Italie et la France se taillent la part du lion. Ces trois pays représentent ensemble près de 75% de la surface mondiale des vignobles bio.

 

Le plus grand vignoble biologique au monde est l’Espagne, avec plus de 100 000 ha cultivés en bio (10% de la surface de son vignoble). La tendance s’est accélérée ces dernières années grâce notamment au vignoble de la Castilla-La Mancha (50% des vignes sont bio) et aux grosses exploitations viticoles destinées à l’export.

Avec plus de 10% de son vignoble planté en bio (soit 85 000 hectares), l’Italie arrive en deuxième position. Les vignobles du sud (Sicile, Basilicate, Pouilles) ont été des précurseurs et comptent plus de 30% de vignes bio. La Toscane rattrape son retard (10%) et le Piémont est à la traîne (3%). Ce qui fait la rareté des Nebbiolo et Barbera de notre gamme !

 

 

La France, premier producteur mondial de vins, n’est pas en  reste concernant la viticulture biologique : elle arrive 3ème sur le podium des producteurs mondiaux de vins bio, avec plus de 9% de la surface de son vignoble cultivé en bio (soit 70 000 hectares certifiés ou en conversion) – ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale (5%), toute agriculture confondue. La viticulture est un peu considérée en France comme le fer de lance du bio.

Le vignoble bio français a triplé sur les 10 dernières années, avec une progression de 250% (!) entre 2007 et 2011, et une croissance bien plus modérée depuis (+ 15% sur les 5 dernières années), tant en terme de surfaces de vignes que du nombre d’exploitations bio (source: Agence Bio, 2017).

 

 

 

 

Quand on observe les évolutions par région viticole, on remarque que les vignobles les plus prestigieux sont ceux qui ont le plus de mal à sauter le pas vers le bio. La culture du changement est en effet moins forte dans le Bordelais (7% des vignes en bio) et en Bourgogne (8%). Plus élevés que dans les autres vignobles, les enjeux financiers y sont certainement pour quelque chose. La Champagne, notamment en raison du climat pluvieux qui y règne, se retrouve à la traîne avec seulement 1,3% de la surface plantée en viticulture biologique.

A l’inverse, les vignobles jouissant d’une renommée internationale moins forte ont tendance à mettre en avant le label bio. C’est le cas du vignoble provençal, dont 24% des vignes sont cultivées en bio. En terme de surface absolue, c’est le vignoble du Languedoc-Roussillon qui arrive largement en tête, avec plus de 25 000 hectares (plus d’un tiers des surfaces bio en France !).

 

En Europe comme en France, ce sont les vignobles aux climats les plus chauds et secs qui sont les plus entreprenants !