Loire

Le plus étendu de France, le vignoble du Val de Loire s’étend sur près d’un millier de kilomètres, il suit la Loire de sa source jusqu’à son estuaire : du Massif Central à Nantes. Doté d’un climat globalement tempéré (d’océanique à semi-continental) et d’une mosaïque de sols (argilo-calcaires, schisteux, sableux, crayeux, granitique…), il se caractérise par la richesse et la grande diversité de ses terroirs.

La taille du vignoble est de 70 000 hectares dont 50 000 classés en AOC. Il est délimité en quatre régions de production qui sont : le Pays nantais, l’Anjou, la Touraine et le Centre. La production de la région est de 45% de vins blancs secs et doux, 23% de rouges, 21% de rosés et 11% de vins mousseux.

Les blancs de Loire sont issus d’une dizaine de cépages, principalement du Chenin (pomme, pâte de coing, acacia, cannelle), cépage emblématique très utilisé en Touraine et dans l’Anjou, et du Sauvignon (bourgeon de cassis, pierre à fusil, herbe coupée), plutôt présent dans la région du Centre (Pouilly Fumé, Sancerre).

BIO : environ 8% des surfaces du vignoble sont engagées en viticulture biologique (source : En magnum, juin 2016). A noter que ce chiffre de 8% est une moyenne sur toute la région, car il y a de fortes disparités entre les 4 zones de production, allant quelquefois du simple au double, ainsi en Touraine la viticulture bio représente plus de 16%).

Lorsqu’on évoque le marché des vins bio dans la Loire, on ne peut évidemment oublier de mentionner l’importance de la BIODYNAMIE dans la région. La Loire en est de loin le leader incontesté en France, avec plus de 25% de part de marché, tant en nombre de domaines que d’hectares de vignes cultivés – source : Biodyvin, novembre 2016.

Un vigneron biodynamique est d’abord un vigneron qui a la certification en viticulture biologique. Peu nombreux (la surface cultivée en biodynamie représente en effet moins de 5% de la viticulture biologique), mais animés par une conviction forte, les biodynamistes vont plus loin que le label AB et s’efforcent de redonner à la plante et au sol un équilibre, une résistance et une vitalité déréglés par les traitements chimiques et répétés des sols et des végétaux. Pour cela, ils “dynamisent” la plante et son environnement (terre et air) en projetant à très petites doses des préparations issues de produits naturels (bouses de vache, cornes, silice, décoctions de plantes), afin d’optimiser l’expression du terroir dans les raisins et donc dans le vin.

Ces préparations sont administrées à la plante en fonction du cycle des astres et du calendrier lunaire. Ainsi, labourage et épandage – mais aussi certaines opérations de vinification : soutirage, filtration, mise en bouteille – ont lieu de préférence en phase de lune descendante, tandis que les vendanges se déroulent plutôt en phase ascendante. Les biodynamistes (qui sont en quelque sorte les pionniers de la viticulture bio)  revendiquent un bon sens ancestral, évoquent l’influence connue de la lune sur les marées et les hommes, une volonté de réduire les doses de soufre et de cuivre, un progrès gustatif, ainsi qu’une certaine philosophie de vie.

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